La bourse et la vie : prévisions 2013

| Billet invité | L’année 2013 sera sans doute comparée à un casse-tête pour les investisseurs. Les établissements financiers favorisent encore et toujours  les obligations d’entreprises dites high yield, au détriment des obligations d’État. Si ces dernières ne représentent rien d’autre qu’une possibilité sans lendemain, les premières en sont tout autant dépourvues d’intérêt, le rendement assuré pouvant certes être jugé intéressant, mais…

Pourquoi accepter de financer un risque qui ne cesse de s’accroître pour un rendement offert qui ne reflète pas le risque encouru? En effet, le risque de défaut n’est pas à sous-estimer, surtout en considérant une conjoncture qui se dégrade inlassablement. Or, les entreprises offrant du high yield ne possèdent aucun coussin d’air face à l’air qui se raréfie…

Plus les perspectives économiques s’assombrissent, plus les États éprouveront de la peine à équilibrer leurs budgets, ceux-ci devenant toujours plus bancals au vu des rentrées fiscales qui ne cesseront de se détériorer. Et je ne parle même pas des coûts liés au chômage qui ne pourront qu’agir négativement sur un équilibre budgétaire qui n’existe qu’en théorie. Le meilleur exemple nous est offert par l’Angleterre. Car bien que la BoE fasse tourner inlassablement la planche à billets, ce qui devrait en théorie amener l’économie à un redressement, la situation économique continue de se dégrader. La faute à la politique d’austérité menée par le gouvernement qui, dans les faits, rend inutiles les efforts déployés par la banque centrale. Le parfait auto goal!

Le dollar quant à lui reprend solennellement sa descente aux enfers et la poursuivra. Tout placement en dollar se traduira par une perte pour les investisseurs. La FED y veillera! Mon avis sur l’or est également assez tranché et se veut à contre sens des prévisions des économistes. La planche à billets des principales puissances mondiales tournant à plein régime, le système ne peut faire faillite, ce d’autant plus que l’élément le plus important continue à jouer contre l’or: on a encore et toujours confiance en la monnaie! Tout au plus conviendrait-il de conserver un peu d’or en portefeuille dans un seul but d’assurance catastrophe. Quant au pétrole, inutile de s’attendre également à une hausse de ce dernier, les réserves étant très suffisantes et pour longtemps encore. De plus, l’exploitation de nouveaux gisements couplée à l’amélioration des techniques de raffinage rendront ce bien à un prix très abordable. Quid des énergies renouvelables? Pour vous convaincre où se dirige le flux monétaire, il n’y a qu’à constater la santé financière des « majors » actives dans le pétrole et le gaz. Elles encaissent bénéfices sur bénéfices. Tout le contraire des entreprises orientées sur le développement durable. Voyez la ruine de celles actives dans le solaire ou l’éolien. Vestas se trouve au bord de la faillite…

Alors que reste-t-il? Encore et toujours les actions! Malgré la croissance anémique, ces dernières sont les seules à pouvoir offrir un semblant de rendement. Les finances des multinationales sont saines. Celles qui œuvrent dans l’industrie ou qui couvrent des besoins de base continueront de bien performer. Je continuerais donc de préconiser le maintien de l’investissement dans cette catégorie et parallèlement de profiter de chaque petite correction boursière pour en accumuler. Le cycle haussier n’est pas terminé. De même qu’il est bon de garder en mémoire que les liquidités injectées par les banques centrales ne peuvent qu’alimenter la catégorie d’actifs présentant un potentiel de rendement. La bulle continue d’enfler…

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