Youpiiii c’est Noël avant l’heure grâce à Maman…

Janet a parlé, et bien. Je l’ai écoutée sur CNN. Elle a dit tout ce que tout le monde a voulu entendre. Elle monte les taux de suite de 0.25% et ensuite pas à pas en 2016. Ou pas. Cela dépendra de comment la situation évolue. Janet veut absolument éviter de risquer de déséquilibrer le monde fragile dans lequel on vit. Pensées émues pour les émergents… et pour son compère Mario qui va devoir gérer les décisions de la FED.

Alors ça change quoi pour nous? En fait rien. C’était attendu. Et les taux sont tellement bas que la planète devrait absorber cette infusion de demi-Dafalgan assez facilement. Les bourses? Elles sont rassurées. L’Amérique c’est trop dingue car tout va super bien, même si les gens ne gagnent rien et qu’ils doivent cumuler les jobs et qu’un très grand nombre de homeless sont sortis des listes. Mais de cela, les bourses s’en fichent complètement. Ce qu’elles saluent ce matin, c’est la direction claire que Maman nous a donnée. C’est tout ce qui compte.

En revanche et vous le savez depuis le temps que je l’écris, pas un mot sur la dette. La dette n’est simplement pas un sujet de discussion. On l’ignore complètement. Comme belle-maman en fait lorsqu’elle vous serine sur la méthode de pliage appliqué de la serviette de Noël… La dette? Elle n’existe simplement pas. Ou pas encore si vous préférez. Car tant que les taux ne remontent pas trop, on continuera de se concentrer sur ce qui va bien.

Autre sujet à présent: les liquidités. Là non plus pas un mot. Ou presque. Pour faire court, Maman n’a aucune idée comment retirer l’excès de cash des marchés. Mais là encore, les marchés s’en fichent. Pourvu que les actions continuent de monter, qu’on continue d’y croire, et que l’horizon se dégage sur 12 mois. Ça c’est le plus important.

Maintenant pour être franc, je ne vois pas ce qui pourrait faire dérailler la machine. Le pétrole est cheap, la croissance, certes encore molle, est de retour aux States, et Europe ça va et ça doit venir aussi. La machine a mis du temps pour s’ébranler, mais elle a redémarré. Et plus moins vite elle redémarre, et plus de temps on aura pour profiter de cette période de beau temps. Mais si en revanche la croissance et l’inflation devaient véritablement décoller, et que les taux devaient être augmentés plus vite que prévu, là personne ne rigolerait plus. Car la dette redeviendrait alors THE sujet. Et alors là, et alors là…

2016 sera tranquille. Les marchés resteront hauts. L’économie continuera à bien se tenir. La seule chose que je vois, c’est la volatilité. Car les marchés sont hauts. Très hauts. Avec du cash gratuit, avec du levier aussi… beaucoup de levier. Et au moindre soubresaut inattendu qui se passerait de par le monde, par exemple si Poutine décidait soudainement qu’il s’ennuie et qu’il décide d’envahir la Finlande en un après-midi car il se sent menacé par la Norvège, là nous risquerions de sentir la pastille sur les marchés. Car plus on est haut, plus les trous d’air se ressentent fort. Ensuite reste encore la Chine… Et la Chine, personne ne sait véritablement où elle en est, un peu à l’image de Péking où on ne voit jamais plus le ciel. Donc la recette 2016, pour ceux qui sont encore investis dans les marchés, c’est Prozac tous les jours et séance de zen avant chaque repas.

 

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