Un long fleuve… pas trop plus tranquille

Les marchés se sont repris mais quelle surprise. La seule chose qui marque, c’est le « produit » – puisque cela s’appelle ainsi – du Credit Suisse qui a foiré. Un genre de produits dont je ne connaissais même pas l’existence, persuadé que j’étais que les banques ne faisaient plus ce genre de trucs depuis les Subprime. Serais-je donc naïf? D’ailleurs, je ne serais pas surpris que d’autres produits hyper sûrs comme celui qui mesurait la volatilité à contresens chez Credit Suisse ne soit encore en circulation. Je ne sais pas moi, mais avec un peu d’imagination, on pourrait même inventer un produit – un coup sûr comme d’habitude – qui nous permette de parier sur la température de la glace au Gornergrat chaque jour à 4 heures du matin. Hyper bandant. Reste que les personnes qui ont investi dans ce fameux produit du CS n’ont plus que les yeux pour pleurer. Adieu les vacances, adieu l’achat de la prochaine Tesla (bon là c’est pas tout perdu d’avance vu que Tesla ne fait qu’annoncer retard sur retard au niveau de la prod), adieu encore la fanfaronnade au bistrot pour dire aux autres comme on s’est fait beaucoup de pognon.

Ce qui est à présent de retour, c’est la volatilité. Bonne nouvelle! Ça rendra nos journées un peu plus dynamiques car à force de voir ce marché soit stagner, soit monter, il faut s’avouer que la bourse n’était plus ce qu’elle était, faite de hauts et de krash. Bref, un bienfait pour les amateurs de cocktails sulfureux. Si je déteste par définition les assureurs qui ont le talent de vous vendre de la chiasse et d’imaginer tous les cataclysmes possibles (est-ce qu’il est prévu d’assurer le risque bien réel qu’une Tesla venue du ciel vous tombe sur la tête?), les nouvelles tombées ce matin m’agacent encore davantage. Les assureurs en général encaissent des primes beaucoup trop élevées. C’est ce qui leur permet de jeter en pâture aux initiés des dividendes dignes de la fusée de Musk. Cela devrait être une bonne nouvelle mais pour nous qui payons nos primes pour assurer tout et rien à double voire triple (une spécialité suisse), je la trouve simplement amère. Zürich offre un 6% de rendement. C’est génial. Juste le double qu’offre le bond du Tresor à 30 ans. A rien n’y comprendre non plus puisqu’il y en a qui préfère encaisser du 3 sur un Etat en faillite alors qu’il peut encaisser du 6 sur une société saine qui se nourrit de la chiasse des gens. C’est où le juste?

J’ai lu la semaine passée qu’UBS avait rétrogradé Leonteq au vu de leur mauvaise situation financière. Et ce matin on apprend que la société a justement renoué avec les bénéfices. Hier c’était 7% de hausse (visiblement certains « savaient » déjà puisque les chiffres ont été publiés ce matin. Toujours tous égaux devant le timing de l’info…). Visiblement des claques qui se perdent et un troupeau d’analystes qui seront invités prochainement à suivre des séminaires appliqués pour mieux comprendre ce qu’ils ne comprennent pas. Soit dit en passant je déteste les analystes et surtout leurs recommandations savamment distillées par les banques. En général et par principe je fais le contraire, ou je ne fais justement rien sur les titres dont ils parlent. Car bien souvent c’est de la daube. Comme lorsqu’il y a 20 ans on m’avait recommandé de me séparer de mes titres ABB à 0.60 centimes par que c’était sûr, la société allait partir en cacahouètes. Aujourd’hui c’est 24. Et pour la petite histoire je n’avais pas vendu juste pour faire la nique à mon banquier.

Un truc me dit que même si la volatilité semble être de retour (Credit Suisse émettra-t-elle un nouveau produit maintenant qu’elle a bouclé courageusement le sien au plus bas?), rien ne permet de dire que nous sombrons dans une chiasse insupportable. Mon baromètre reste l’or, seul indicateur VALABLE et INDEPENDANT depuis la nuit des temps. L’or est aussi mobile qu’un Koala lorsqu’il fait 45 degrés. Et rien ne sert de parier là-dessus puisque la quantité disponible est mesurable et que Powell ne pourra pas en cracher même s’il se met à pédaler sur la machine à cracher des billets. Je pourrais aussi vous parler du Bitcoin, mais le sujet est has been. Il semble que plein de fermes bourrées d’ordinateurs qui pondent des bitcoin recherchent désormais des poules pour occuper l’endroit.

Envie d’une recommandation foireuse pour le moment mais qui pourrait cartonner un de ces quatre? Zur Rose. C’est une pharmacie made in Schweiz « en ligne » mais qui détient aussi des boutiques à vendre du Prozac dans les centres commerciaux. Entrée en bourse en juillet dernier à 160. C’est 109 aujourd’hui. Il semble que Frau Merkel ne soit pas trop disposée à lui faciliter l’accès au Deutscher Markt. Pour le moment. A suivre en tous les cas car en réfléchissant à LONG TERME – je sais c’est compliqué – moi je dirais plutôt que la société en général s’oriente toujours plus vers les médocs que le bio…

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