+ par + = +

Ce bull market n’est finit plus. Les marchés ont beau tutoyer les sommets, le trouillomètre ne s’affole toujours pas et il n’y aucune raison pour qu’il s’emballe de sitôt. Les banques centrales poursuivent leur croisade (avec bientôt l’appui de la BCE) et les économies se portent très bien merci. Les States poursuivent leur chemin de croissance comme les british d’ailleurs (ah oui la Suisse aussi) et le Japon. Eh oui le Japon… même cet archipel au passé glorieux renaît de ces cendres au niveau de la croissance. Abenomics, c’est du tonnerre! Manque plus que l’Europe qui n’a toujours rien compris et qui est à la traîne, comme toujours. Toujours ce satané chômage qui plombe le pouvoir d’achat, absences de véritables réformes structurelles et surtout absence de soutien suffisant de la part de la BCE.

La grande inconnue reste les banques. Plus personne n’en parle car il est vrai que le sujet est complexe, n’est-ce pas Charles-Edouard? En fait, si on n’en parle pas, c’est parce que personne ne sait ce qu’elles valent ni ce qu’elles font d’ailleurs. On tente de nous endormir avec le nuage Credit Suisse. C’est très bien qu’on parle d’eux. Ça laisse du répit aux autres. De même que personne ne sait vraiment quel Hedge Fund travaille avec quel établissement ni les paris qui sont réellement pris. Avec quelle couverture? Mais merci pour eux, les Hedge Fund se portent très bien, après des années de galère les revoilà au premier plan.

L’autre grande inconue reste les bonds. L’évolution des taux d’emprunts, si elle évolue à la hausse, apporterait une grande incertitude sur les marchés. Et là même une boule de cristal n’y apporte aucune contribution. Autant pisser dans la mer! Celui qui peut me dire quel pays se retrouverait soudainement en grandes difficultés n’est pas né je crois. Là réside une grande incertitude. Mais à voir les émissions d’emprunts sur le marché à longue échéance, je ne vois pour le moment aucun signe, ou pré-signe, d’un quelconque retournement de tendance.

Poutine? Les cartoons mondiaux le déguisent en ours depuis des mois. Cette image est trompeuse car en l’occurrence, c’est plutôt en agneau qu’il conviendrait de le dessiner. Tout en douceur que cela se passe, avec diplomatie et dialogue. La Grande Guerre que tout le monde semblait redouter semble là aussi être reléguée aux oubliettes. Peut-être l’évolution des mentalités à laquelle je faisais la part belle dans un de mes précédents billets. De guerre ouverte, avec baillonnette au canon, il n’y a plus. La guerre se veut dorénavant intellectuelle, commerciale, politique. On guerroie toujours, mais différemment. On négocie, on épuise l’autre, on le sanctionne, on lui fait peur. Et tout cela est de bonne guerre, même si au final c’est toujours le peuple qui paye.

Donc feu libre (c’est le cas de le dire) pour la suite. Ce marché ne peut que monter car il n’y a simplement aucune autre alternative à cela. C’est ce qui me fait écrire que + par + nous donne +. Nous avons confiance en les banques centrales, les économies se redressent et croissent à nouveau. Reste le fardeau de la dette. Mais force est de constater que ce « – » n’affecte pas la marche en avant pour le moment. Et peut-être pour longtemps encore.

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