Archives pour juin, 2020

Et ça fait BAM ! Version iCOVID 2.0

Le COVID est un ami fidèle. Un ami qui ne vous lâche pas si facilement et qui a tendance à se montrer tenace, surtout lorsqu’on décide de faire l’imbécile. Djocovid vient à l’instant de ruiner sa réputation de tennisman. Et comme son père est aussi intelligent que lui, il en a profité pour également s’autodétruire à force de critiquer les autres tellement son fils il est génial. Et dire qu’il n’avait déjà aucune personnalité hormis la poigne de son tennis. Ce mec est détruit et dans 30 ans, on se souviendra non pas des tournois qu’il a déjà gagnés ou s’il aura finalement dépassé Federer, mais bien de son mépris total contre la pandémie. Pardon je m’égare mais parfois ça fait du bien de dire les choses.

Le COVID n’est pas seulement l’ennemi de l’homme. Il peut être aussi la peste des marchés, surtout si les usines s’arrêtent. Jusqu’à présent, le virus a perdu son combat contre les banques centrales et les gouvernements qui se sont démultipliés pour empêcher que le système ne s’effondre. Ce combat semblait être gagné puisque les marchés se sont littéralement envolés depuis leur plus bas de mars. Aujourd’hui tout est différent. On a à peine rouvert les frontières en Europe qu’on commence déjà à réfléchir à les refermer et à détruire en vol tout avion provenant des États-Unis. La seule chose qu’on peut espérer, c’est que tout ne soit pas rebouclé AVANT les vacances d’été. Mais après les vacances d’été, ce sera à nouveau chaos généralisé, sauf qu’on va l’appeler autrement pour ne pas faire trop peur. On préférera dire que les shutdown ne seront que locaux, ce qui rassurera. Mais dans les faits, 312 zones en shutdown rien qu’au Tessin ça voudra juste dire qu’on est un peu comme avant. Pour en revenir aux avions, ceux qui ne volent déjà presque pas se réentasseront à Dübendorf. Au moins cet aéroport aura une fois servi à quelque chose d’intelligent. Lire la suite →

La FED über alles et plus forte que tout

Pour ceux qui n’auraient pas tout bien suivi, ce qui est bien compréhensible au vu des infos catastrophiques et euphoriques qui se succèdent, jeudi dernier on a failli tous finir noyés. Les marchés ont dévissé, plus de 6% pour le DJ. La raison ? Le retour de la soupe à la chauve-souris et la crainte d’une deuxième vague, enfin ça dépend où vu que dans certains pays la première n’en finit pas d’inonder les plages. Vendredi ? On s’est dit qu’on avait tous surréagi et les marchés ont quelque peu rebondi. Lundi a été partiellement poussif car Péking, charmante bourgade très bio et très propre de 21 millions d’habitants, est en train de se reconfiner, chaque jour un peu plus. Ensuite Powell a pris le micro. Et qu’a dit le mage ? La FED achète à peu près tout ce qui s’émet sur le marché. Elle se fiche de la qualité de ce qu’elle achète. Elle achète à gogo tout en maintenant les taux à zéro. Donc la FED est plus forte que le COVID, parce que la FED n’est pas un être humain et qu’elle n’a pas besoin d’attendre un vaccin pour continuer d’imprimer du pognon. Et aujourd’hui les marchés explosent à la hausse sur cette bonne nouvelle.

On se fiche qu’il y ait encore des morts. On se fiche qui consommera demain et quoi. On se fiche de savoir quand les économies reprendront véritablement des couleurs et à quel rythme. On se fiche de la dette comme le disent je ne sais combien d’experts. Il paraît que ce n’est pas grave que la dette augmente, vu qu’elle ne coûte rien. Et c’est certain, tout sera remboursé d’ici 30 ans. Comme j’aimerais croire ces gens, tous ces illusionnistes de pacotille. La bourse ne se concentre absolument pas sur le long terme. Les politiciens non plus car c’est maintenant qu’ils ont besoin d’être réélus, même si dans leurs beaux discours ils nous disent que l’avenir de nos enfants est ce qui compte vraiment… Lire la suite →

On fait le grand écart tout en espérant pouvoir resserrer un jour les jambes

Je devrais m’enthousiasmer en regardant les marchés. COVID ? C’était presque une petite plaisanterie quand on regarde la tronche des indices. Le Nasdaq est au plus haut de tous les temps. Le S&P 500 a retrouvé son niveau d’avant pandémie. Le SMI voit la vie en rose. Que se passe-t-il ? Alors que l’on nous annonce des wagons de chômeurs, des faillites en nombre pour cet automne déjà, une activité industrielle catastrophique, les indices n’ont rien voulu savoir. Une belle plongée des indices qui s’est suivie par une remontée presque aussi brutale. Alors quelle est la différence par rapport à AVANT ? Avant, l’économie tournait à plein régime, les taux étaient presque à zéro et l’emploi se portait plutôt bien. Maintenant ? L’économie réelle péclote grave, avec un horizon d’un retour à la normale pas avant deux ans, le chômage explose, les gens n’achètent plus que le nécessaire, mais les actions cartonnent !

Les marchés ont toujours raison. Ils anticipent simplement le retour à la normale bien plus vite que prévu, soutenus qu’ils sont par les nombreuses dépenses publiques engagées et la planche à billets. Et pour mettre la touche finale sur le dessert, on rajoute… des taux à zéro dans les pays « qui comptent ». Tout ceci me fait dire que nous sommes entrés dans tout ce qui ressemble à une toute belle bulle. Une immense bulle boursière. L’argent déversé par les banques centrales enfle le cours des actions, à défaut d’autres placements qui restent déprimants. Mais ce qui dérange, c’est que le cours des actions ne reflète plus du tout l’activité économique actuelle. En fait, nous avons ici le parfait manuel d’une bulle boursière, d’un immense pari pris sur l’avenir qu’on ne maîtrise en aucune façon. On nous fait croire que l’argent poussera dans le jardin, à gogo, et qu’on ne devra même pas le ramasser nous-mêmes. On nous fait croire qu’il ne coûtera jamais rien non plus d’emprunter et que ça durera pour toujours. Et pour finir, on nous fait croire que l’économie va forcément rebondir fortement et conserver un haut volume d’activité pour toujours encore. Et tout le monde croit à cela ! En fait, on peut presque parler d’un « coup sûr ». Argent à gogo + crédit gratuit + pas d’inflation + croissance économique garantie + pétrole pas cher = bulle boursière. Lire la suite →

 
ipsum accumsan velit, commodo massa risus Nullam ut Sed sit