Archives pour janvier, 2020

La vache, le mouton et la chauve-souris

J’aime bien les histoires qui commencent par « il était une fois…. ». Ca me rend nostalgique de l’insouciance de mon enfance. Ce qu’il y a d’intéressant aujourd’hui, c’est qu’un jour, dans très longtemps, je crois que si Disney existe toujours il y aura des gens qui pourront sortir une histoire avec ce qu’il se passe actuellement.

Tout d’abord, il y a cette histoire de soupe à la chauve-souris. Alors moi j’en ai déjà vu des milliers en Australie, et de tout près. Sauf qu’elles étaient vivantes et que même en camping, même affamé, je n’ai jamais tenté d’en attraper une pour en faire une soupe. Le monde actuel s’enflamme car semble-t-il, c’est la cause des centaines de milliers de cadavres qui jonchent nos rues. Sans rire. On débloque ou quoi ? Ce dont le Monde a peur, ce n’est pas de l’épidémie (enfin si). Mais c’est surtout parce que l’on se rend compte que de très grands pays en sont encore à la préhistoire en matière de soins, sans parler forcément d’hygiène. J’ai toujours dit que la société qui peut générer une croissance exponentielle s’appelle Geberit… Il suffit de se rendre au pays de la vache sacrée pour s’en rendre compte.

Cette semaine aura été dictée par des volte-face impressionnants. Les bourses font le yoyo, alternant les hausses et les baisses, sans discernement. Une journée démarre en rouge ? Tels des moutons, nous suivons tous. Nous décidons tous de mourir et vendre absolument tout ce qu’il nous reste. Même la belle-mère. Et le jour suivant, on se rend compte qu’on n’a pas réussi à mourir complètement et on rachète le tout en rameutant les troupeaux du monde entier. Pour faire simple, un jour c’est bien, un jour c’est moche. Lire la suite →

Et l’orchestre continue de jouer… et bien !

La perspective de plonger dans l’abîme approche, mais on ne sait pas quand. Pour le moment, les marchés montent, continuent de monter, et fort. Peut-être la confirmation du feu d’artifice tant attendu qui finalise à chaque fois un cycle boursier. En tout cas ça y ressemble furieusement. Les périodes d’euphorie débutent toujours ainsi. Ça monte, monte et monte, avec très peu d’accrocs. Ceux qui me disent que 2019 était déjà e-x-c-e-p-t-i-o-n-n-e-l et qu’on est déjà très haut, trop haut, que ça fait déjà des mois que ça monte, ben disons que je respecte leur avis. C’est juste. Par contre ne pas oublier que 2018 était une année horribilis dans le cycle haussier. Ça met tout de suite en rapport 2019, qui n’a fait somme toute que corriger le couac de 2018. Pourquoi ça a foiré en 2018 ? La faute à Trump qui a flingué les Chinois en leur assénant menace sur menace pour les amener à bien vouloir venir manger un Big Mac avec lui. Tout le monde a soudainement eu la trouille de voir la croissance mondiale s’aligner à celle du Japon. Et pourtant l’Histoire retiendra que Trump avait raison sur bien des points, notamment en ce qui concerne le volet du partage obligatoire du volet de la propriété intellectuelle. Si la manière « cowboyesque » a pu déplaire, et je suis gentil en disant cela, sur le fond il avait complètement raison de presser sur le champignon.

Et maintenant on fait quoi ? On serre les fesses, et pour ceux qui sont encore investis, ne rien faire. Je constate des daubes de titres qui jusqu’ici sont restés complètement décrochées du cycle haussier pédaler pour rattraper leur retard. Cela veut dire qu’il y a des gens, sûrement des inconscients comme moi, qui misent sur des titres plus ou moins pourris en se disant qu’il n’y a plus que ceux-là qui vont surperformer. Alors c’est juste et faux en même temps. Car les marchés dans leur ensemble sont tirés vers le haut (on peut acheter à peu près n’importe quoi sans gros risque de se planter), mais les titres ignorés jusqu’ici pédalent comme des fous. En parallèle, il y a aussi des titres qui ont pété une durite. Prenez Straumann pour parler de mon coin de pays. Le titre valait 100 il y a 8 ans. Il vaut 1’000. Pour expliquer cette hausse vertigineuse, il y deux possibilités. La première, c’est qu’un nombre impressionnant d’entre nous a décidé d’avoir le même sourire que Jürgen Klopp, avec des dents plus blanches que la neige. La deuxième hypothèse, c’est qu’on est complet aux fraises et que l’hystérie s’est emparée du titre en voyant son cours partir comme la fusée Bolt. Sur une piste cendrée je disais. Pas lorsqu’il s’est essayé au foot. Lire la suite →

Et on nous dit que ça va monter encore ?

Je viens de lire un chiffre qui me fout les jetons: 3%. Même si j’adorerais que ma banque me crédite ce pourcentage sur mon compte épargne, il ne s’agit pas de cela. 3%, c’est le pourcentage de « réussite » de ceux qui nous prévoient les retournements de marchés. Autant dire que l’on est à peu près tout le temps faux. C’est rassurant de constater que même ceux qui sont soi-disant au courant, ceux qui savent, en fait ils ne savent à peu près rien.

2019 est déjà loin et pourtant on semble vouloir repartir sur les mêmes bases. Pour faire simple, mis à part Boeing qui reste empêtré avec une carriole d’avions dont l’avenir se situe plutôt dans une déchetterie que dans le ciel, tout le reste monte. Tout est très haut mais tout continue de monter. Et ne comptez pas sur moi pour vous dire jusqu’où ça ira car comme tous les autres j’ai à peu près tout faux depuis très longtemps. 2020 sera en plus marquée par la réélection de M. Trump, président de la Terre, que rien n’arrêtera. Ce mec, décrié, limite un peu fou, limite dictateur, ne connaît que deux mots qui le guident: succès et pognon. Trump échoue régulièrement. Mais plus il échoue, plus ça le renforce dans sa soif de succès. Si l’on en croit les statistiques, l’année de l’élection aux Etats-Unis est forcément une bonne année pour la bourse. Alors on espère… ça ferait juste la 12ème de suite depuis le début du crash des subprime en 2008, mis à part 2018 qui était un peu en-deçà. Donc on va croiser les doigts et conserver tout ce qu’on peut dans les marchés en espérant que ça tienne, en nous remettant au Tout-Puissant comme seule certitude. Avouez que ça ne fait pas beaucoup. Lire la suite →

 
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