Archives pour mai, 2019

C’est agréable de se dire que tout va bien

Cela fait un bout de temps que je me dis que je devrais écrire quelques lignes sur l’immobilier. Mais avant de m’y lancer, je dois dire que je ressens une grande quiétude et que je dors très bien depuis des années. On n’y voit rien sur les marchés. Et en même temps on fait comme si de rien n’était. Les marchés sont aussi intéressants à suivre que de se passionner pour une course de limaces lancées à toute allure sur une salade. On fait comme si de rien n’était, comme si tout allait super bien, comme si rien ne pouvait arriver. Le monde est dirigé par un fou qui change d’humeur et d’avis toutes les 30 secondes et on s’en fout complètement. On le laisse beugler dans son coin et je crois que ses adversaires prennent même du plaisir à le voir prendre des décisions complètement irrationnelles. C’est encore mieux qu’une série télé mais sans abonnement à NetFlix.

Les marchés sont comme une bulle de savon qui flotte dans l’air. De toute façon, il n’y a rien d’autre à faire que de rester « dedans ». Les intérêts sont, restent et resteront au plancher. Tout le système fonctionne grâce au crédit gratuit et à la planche à billets. En Suisse UBS vient de décider qu’elle ne rémunérerait plus du tout l’épargne. C’est zéro pourcent. En clair, les banques sont devenues un mal nécessaire. Elles ne servent plus à rien, si ce n’est de servir de passe-plat. Si chacun de nous pouvait ouvrir un compte directement auprès de la BNS ça enlèverait tous ces intermédiaires qui ne servent à plus rien, si ce n’est nous ponctionner des commissions pour tout et rien. D’ailleurs et au vu de la politique d’UBS, je pense que je vais demander à mon patron de revenir au bon vieux temps et de me payer en cash à chaque fin de mois. Ensuite j’irai demander aux PTT de me refourguer un carnet jaune de récépissés et j’irai refaire mes paiements sans frais au guichet. Ensuite je boucle mon compte salaire qui ne me sert à plus rien. Lire la suite →

Le meilleur boursicoteur du monde ? C’est Trump

Je suis les marchés assez assidûment depuis le crash de 1987 mais je n’avais jamais encore vu cela. Les crises précédentes je ne les ai pas toutes vu venir loin s’en faut. Je me suis pris les pieds dans le tapis comme le 99% d’entre nous. J’ai vécu l’exubérance des point.com, l’irrationalité totale. Le marché était complètement débile. En 2008 c’était pas pareil. On nous avertissait depuis 2 ans que ça allait péter avec les subprime, mais on n’a pas écouté.

Aujourd’hui, le marché est suspendu au plafond d’une église, tout en haut. Une seule maxime règle la marche à suivre: les déclarations de Trump. Un jour il est tout copain avec la Chine, un jour il leur attache des plots aux pieds et les envoie plonger dans la fosse des Mariannes. Tout tourne autour de ce trade-deal à la con qu’ils sont en train de négocier. Si j’étais le négociateur chinois, j’apprécierais tout particulièrement d’être au fond de l’océan, les pieds attachés, sans oxygène, avec un con dans une barque tout en haut qui me dit: « Tu signes ce que je veux et je te remonte ». C’est exactement ce qu’il se passe en ce moment. Et les marchés réagissent à chaque fois très nerveusement à chaque tweet du cinglé qui dirige le monde.

Si j’étais Trump j’arrêterais tout de suite de faire président et je ferais de la bourse. Si j’étais lui, j’achèterais des call à chaque fois que je m’apprête à écrire que les Chinois sont super coopératifs. Et j’achèterais des put à chaque fois que je m’apprête à écrire que le trade-deal est mort et que je vais tous les flinguer. On en est exactement là. Un monde de cons dans un marché de cons. J’apprécie tout particulièrement que des titres comme Novartis ou Nestlé se fassent ainsi pareillement secouer. Le rapport avec le trade-deal ? Aucun justement. En fait, c’est comme si je vous disais que le résultat d’un match de foot influencera la production d’électricité. N’importe quoi. Lire la suite →

 
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