Archives pour novembre, 2018

On n’y voit pas bien clair mais c’est pas bizarre

Tout est black. Black Friday, Black Monday, il fait nuit sans arrêt et on a l’impression que le jour ne se lèvera pas cette semaine. Mais dans les faits, il y a aussi du rouge, même en plein brouillard. Les technos se font déglinguer à Wall Street. Google, Facebook, Apple et consorts sont en bear market, sans parler du pétrole qui finira à USD 100.00 c’est certain à Noël, si ce n’est pas à 300. Ça, c’était les prévisions du début de l’automne. Sauf que ça ne s’est pas vraiment passé ainsi. Le pétrole vient de passer de 70 à 50 (merci Mr President) et je ne serais pas surpris qu’on nous prédise à présent un retour du baril à 10, voire 1 dollar. Ce serait drôle. Mais de sûr, avant il doit aller à 100. Sans blague.

Qui dit pétrole en baisse dit aussi inflation à la cave. Ça arrangerait tout le monde. Ou pas. Peut-être que Powell va revoir sa fiche et gentiment freiner la hausse des taux. Quant à Draghi ça ne va pas l’arranger du tout. Il aimerait bien remonter ses taux. Mais avec la croissance exponentielle que vit l’Europe, c’est-à-dire à trois fois rien, et une inflation qui n’existait déjà pas avant, je ne vois pas comment il pourrait faire.

Je reviens sur les titres précités. Il faut comprendre que depuis 10 ans, il y a énormément de pognon dans le marché. En l’absence de taux dignes de ce nom, tout le pèze est allé à la même place pour chercher de la croissance. Et THE secteur c’était justement les technos. Les FAANG & Co continuent pourtant d’encaisser de l’argent et tout va bien, mais le secteur est surévalué. Pas besoin d’avoir fait 10 années de maths appliquées pour comprendre cela. Ensuite si vous prenez les fonds indiciels qui doivent répliquer l’indice, vous comprendrez qu’eux aussi ont été contraints de placer leurs billes dans ces fameux FAANG. Cqfd. Une craquée d’argent placée à la même place et qui repart en même temps de cette même place. C’est tout ce qu’il y a à retenir.

Maintenant vous avez les votations fédérales sur les vaches à cornes ou sur le village de Moutier. Oups pardon je m’égare. Ce sujet n’intéresse à peu près personne, sauf les journaux. Ça évite aux journalistes de devoir chercher des sujets qui les sortiraient de leur zone de confort. Le parlement européen a voté le Brexit. Mme May doit faire passer la pilule chez elle à présent. Pas certain que la Guinness ait le même goût lorsque les parlementaires comprendront qu’ils se dirigent vers une sacrée pagaille. Mon esprit contrariant me dit qu’ils voteront non. J’aimerais bien. Ça foutrait une sacrée pagaille. Lire la suite →

Touché coulé… tu parles !

Il m’est arrivé d’imager mes billets en faisant allusion à un gros tanker immobilisé sur un lac tout tranquille. Depuis plus de deux ans, des vents contraires se sont levés. On a tenté par tous les moyens de faire avancer, dans un sens ou dans l’autre, cet immense paquebot complètement léthargique. Malgré les tempêtes, les scandales, les votations US, le prix de pétrole qui fait le yoyo et qui vient de se prendre 20% dans les dents, rien n’y fait. A croire que l’on a tenté de faire bouger ce cargo en l’attachant avec des cordes à une horde d’ânes postés sur la berge. Rien. Il ne se passe rien.

Le tanker reste invariablement scotché sur place. On s’est épuisé à vouloir lui donner une direction. On a essayé de le bouger. On s’est acharné à faire repartir ses machines, à remplacer l’équipage, à changer de capitaine tous les 6 matchs, comme au FC Sion. Rien n’y fait. Les bourses restent scotchées là où elles se trouvent, la tête en bas, mais toujours agrippées au plafond de la salle de bain. On prend connaissance des scandales. On comprend que l’Europe ne tient plus qu’à un fil, que l’Italie a choisi d’y aller seule et qu’un divorce ne semble plus qu’une question de mois. On verra bien. Là où ça se compliquera, un peu comme en Angleterre avec le fameux Brexit, c’est quand ils commenceront à sortir la calculette pour voir ce que ça leur coûtera. C’est toujours pareil lorsqu’on doit sortir son portemonnaie que ça se complique, un peu comme quand on réserve un splendide voyage sur une île et que le voyagiste nous présente la douloureuse du rêve : « Ah quand même ben je sais pas comment je vais faire…. ». Sauf qu’en Italie ils s’en foutent car le pèze qu’ils n’ont pas, ils iront le chercher dans les poches des pauvres. C’est toujours ainsi que cela se passe. Lire la suite →

 
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