Archives pour décembre, 2017

Le futur du Bitcoin dans les « Futures »

Ce week-end je me suis intéressé à la bulle des tulipes. Heureusement qu’il y a Google et pour une fois, je ne ronchonne pas quant à l’évolution de la technologie même si par principe, je persiste à dire que la technologie nous dessert plus qu’elle ne nous sert. Tenez les courriels par exemple. Une belle saloperie. Qui lit encore tous ses emails qui arrivent sans arrêt avec tout et rien dedans? Au bureau, l’employé de bureau que je suis passe sa journée à répondre à tout et rien, et comme tout le monde s’y met, ça donne une pagaille pas possible, avec à la clé une inefficacité indescriptible. On s’écrit pour un rien, on transmet des infos qui n’en sont pas, on surinforme sans arrêt et mettant tout un tas de collègues en « copie ». Juste le foutoir. Je suis devenu l’employé modèle qui tente de retourner un champ de 2 hectares avec le râteau en plastic de ma fille…

Les tulipes? Tout d’abord ce sont de belles fleurs. Les Néerlandais l’avaient bien compris. Ils associaient la tulipe à l’Elite. Qui pouvait s’offrir une tulipe était forcément un Noble. Donc convoitise. Reste que dans les années 1630, les « Futures » ont été inventés par les Néerlandais. On pouvait acheter un bulbe de tulipe en octobre avec livraison de la fleur en juin. Le cours s’envola à des sommets. Un petit malin s’est même mis à chiffrer le prix de la tulipe en le ramenant à notre ère. Au sommet de la bulle, une tulipe valait EUR 25’000.00.

Sommes-nous plus intelligents aujourd’hui? Chicago est fier d’annoncer que des Futures sur Bitcoin sont à présent disponibles sur une plateforme. Bientôt et en la poussant un peu, vous risquez même de pouvoir assurer votre capital-vie en Bitcoin. Au rythme où ce délire s’accélère, je ne serais pas surpris que des partenaires super fiables comme AIG puissent s’y lancer. Le Bitcoin? Il déconne complet en jouant avec les nerfs de ses aficionados en jouant à « je m’écrase je me relève » en un quart d’heure. Pas bon pour la pompe tout cela… A l’époque au moins, vous aviez votre tulipe! Avec le Bitcoin, même pas possible de toucher une piécette en toc. Une vraie daube.

Côté bourse on reste scotché au plafond, avec tendance toujours haussière. La faiblesse des taux contribue à privilégier tout sauf les obligations. Les financières semblent vouloir se réveiller, même si leur redressement s’effectue de manière plus que poussive. Les deux grandes sœurs helvétiques continuent de se donner la main en maintenant courageusement leurs cours respectifs au-dessus de CHF 17.00. Douce indécence puisque longtemps elles étaient à 16. Deutsche Bank quant à elle continue son redressement sans faire de bruit, même si ses placards regorgent toujours autant de cadavres. Mais comme pour le moment on n’en parle pas, le titre en a profité pour doubler des douze derniers mois.

Pour le reste il ne se passe rien. Le « Mou » ne fêtera pas de nouveau titre avec Manchester cette saison. Bâle fêtera un nouveau titre. Credit suisse n’a pas encore payé d’amende depuis début décembre c’est un record et leur patron n’est pas d’accord de céder les droits de l’ancien SKA afin que d’autres puissent utiliser leurs bonnets mythiques à leur effigie. Les journaux se bornent à commenter l’histoire de dizaines de femmes qui ont souffert d’hommes qui se croient tout permis et à parler du temps qu’il fait (la neige c’est blanc et froid et quand il neige beaucoup ça perturbe le trafic). Autant dire que la fin de l’année est attendue et peut-être qu’il faut quand même se méfier de 2018 un peu plus qu’il n’y paraît. Car quand tous les banquiers nous disent en cœur que les bourses seront bonnes, et que c’est une des deux grandes banques suisse qui est la plus pessimiste…

Aïe! Le Fou a encore parlé

On aime ou on n’aime pas le personnage. Très officiellement, je déclare Péry-Reuchenette comme Capitale du nouvel Etat du Jura bernois. Le Jura bernois est un nouveau pays, qui annexe le Jura, et dorénavant je décrète que l’on y parlera le Schwyzerdütsch. Comme je sais que vous adorerez cette proposition d’ores et déjà acceptée par moi-même, j’aspire même à ce que tous les jurassiens me remercient en personne et en allemand, y compris les jurassiens français, puisque le Jura couvre également ce territoire.

Trump est un fou. Un fou rebelle qui a été élu pour mettre une pagaille monumentale un peu partout. Le Moyen-Orient risque de s’embraser. La guerre en Corée se profile. Mais il est encore une autre guerre dont personne ne parle vraiment car difficile d’en évaluer les conséquences. Avec sa réforme fiscale passée, les States redeviennent une place privilégiée pour y déplacer des entreprises. Je ne serais aucunement surpris que 2018 marque déjà les esprits. Le Léman et Neuchâtel ont peut-être beaucoup de souci à se faire.

Comme chaque fin d’année je fais le tour des popotes. Ce qui est dangereux? Presque à l’unisson, les banquiers nous prédisent une très belle année boursière 2018. Ça c’est sur le papier, eux qui lisent dans une boule de cristal qui ne prévoit jamais les crashs. Tiens vous avez remarqué? On n’en parle plus de crash boursier. On parle Bitcoin, bénéfice des entreprises en hausse, horizon dégagé. Et moi je vois des facteurs déstabilisants qui pointent et dont on ne prend pas très bien conscience des incidences possible. C’est un peu comme au foot lorsqu’un joueur se croit meilleur que les autres et qu’il tire au flanc à l’entraînement. Tant qu’il enfile des cueilles on le laisse jouer. Mais un jour il se retrouve sur le banc pour un motif très valable, comme par exemple une arrivée tardive aux vestiaires, ou pour avoir fumé une cigarette. Ce n’est qu’à ce moment-là qu’il prend conscience qu’il y a un problème, surtout lorsqu’il constate qu’un junior a pris sa place. Ce cas de figure se présente régulièrement, sauf à Sion. Là c’est différent vous comprenez. Tintin préfère plutôt acheter un joueur qui coûte cher ailleurs, pour de toute façon qu’il devienne ensuite aussi mauvais qu’un autre puisqu’il semble qu’à Sion, on peine à assimiler le changement. Lire la suite →

Rééquilibrage tous azimuts… enfin presque

Le monde semble tomber de sa chaise au vu des révélations. Les révélations dont la presse raffole? Les catastrophes, et tout ce qui a trait aux scandales. Si la presse nous rapportait de bonnes nouvelles personne ne les lirait. Nous sommes déprimés. Et les déprimés, qui luttent chaque jour, aiment recevoir des nouvelles qui les maintiennent dans leur état. Rien de surprenant car tout le monde sait que ce sont les nécessiteux qui font tourner le monde. Sans eux, rien ne serait dépensé à crédit, tant en biens de consommation (illusion de bien-être) qu’en recherche perpétuelle de « produits » aidant à se sentir mieux.

Le monde semble tomber de sa chaise disais-je. Depuis quelques semaines, on se fascine pour les scandales sexuels qui font ombrage à nombre de personnalités haut placées. Sans blague. C’est le grand déballage actuellement et c’est dingue, on semble découvrir seulement maintenant que oui, les hommes de pouvoir disposent semble-t-il d’une telle cacahouète qu’ils se permettent certaines choses pas vraiment autorisées. Les riches ne disposent pas de cette aura. Eux, ils amassent des fortunes mais les frasques ne les fascinent absolument pas. Les femmes ne s’y trompent d’ailleurs pas trop car rares sont celles qui s’intéressent à un mec juste parce qu’il a du pognon, souvent vu comme un gros mou. Par contre, lorsque le mâle dispose d’un véritable pouvoir, là c’est autrement. Même tout fripé, moche et trop gros, un mec qui a du pouvoir attire la gente féminine.

Ce qu’il y a de moche avec les mecs qui accèdent au pouvoir pour la mauvaise raison (compensation d’une frustration vécue comme exutoire), c’est qu’ils se croient soudainement en-dessus des lois. Ils se permettent tout et n’importe quoi, ne reconnaissent plus vraiment de limite tangible. Leurs gestes déplacés envers les femmes sont répréhensibles et choquent mais ils n’en ont rien à battre. Ils sont certains d’être dans leur bon droit. La presse suisse se passionne pour une ou l’autre affaire de fesses qui aurait lieu sous la coupole. Il paraîtrait même que les soirées qui ponctuent de longues réunions de travail seraient en fait de gigantesques partys où l’alcool coule à flot. Un peu comme si tous ces gens oubliaient soudainement qu’ils sont mariés lorsqu’ils sont en service commandé, comme les militaires. Comme si ces gens, qui se croient mieux que les autres car ils servent des idéaux patriotiques, peuvent se permettre n’importe quoi. On découvre l’air hébété qu’en effet, et je me pince pour y croire, il y ait bien de la drague chez les tout-puissants. Lire la suite →

 
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