Archives pour novembre, 2017

Ether… Bitcoin… Blockchain…Pancakes et j’en passe

Selon les milieux spécialisés qui sont super informés, il conviendrait de ne pas hésiter: absolument investir dans une monnaie psychédélique qui peu à peu trouve sa place dans les portefeuilles. Les Hedgefund s’en emparent. D’autres brokers proposent des « produits » qui utilisent ces… monnaies. Puisqu’il s’agit semble-t-il de monnaies… Quant à moi je n’y comprends simplement rien à tout ce foutoir. Je ne sais ni à quoi ça sert, ni comment ça fonctionne, ni qui tire les ficèles de ces « produits ». Et que personne ne vienne me demander comment cela fonctionne puisque je n’y comprends rien. La seule chose que je comprenne, c’est qu’en investissant en bourse, vous perdez votre temps. L’ether, rien que lui, vient de prendre 6000% en une année. Quelle belle affaire pour celui qui a eu le courage d’investir dans cette poule aux œufs d’or.

Inutile pour moi d’en rajouter quant à ces monnaies, puisque je ne comprends pas comment cela fonctionne. Et ne comptez pas sur moi non plus pour vous recommander d’adhérer à ce « truc » même si peut-être une quantité phénoménale de fric peut être faite en très peu de temps. Ceci reste d’ailleurs une règle de base que j’ai apprise étant tout jeune banquier: « n’achète que ce que tu connais et ce que tu comprends! » Ce conseil m’accompagne depuis toujours et c’est ce qui m’a permis de ne pas tomber dans la bulle internet de l’an 2000. Car je n’y comprenais rien à toutes ces sociétés qui fleurissaient à gauche et à droite, ni ne comprenais ce qu’elles faisaient vraiment. En même temps je dois me faire une raison: je ne figurerai jamais dans le magazine Bilan des 300 plus riches de Suisse. Lire la suite →

Après Halloween, on voit tout en noir

Je tiens à vous rassurer tout de suite: aucun mort par écrasement n’est encore à signaler! C’est une très bonne nouvelle. Car dès aujourd’hui, c’est la Grande Débilité qui s’invite dans notre programme. Sauf qu’au contraire des Américains qui se sont empiffrés de dinde toute la nuit après avoir roulé 4’200 km pour aller chez maman et papa, les Européens n’ont pas congé. D’ici à quelques heures, les Américains vont prendre leur pick-up et s’engouffrer frénétiquement dans les magasins afin de profiter des soldes offertes durant le Black Friday, véritable phénomène de mode qui lance outre Atlantique officiellement les ventes de Noël. Enfin c’est selon. Il paraîtrait qu’il est encore plus agréable de rester chez soi dorénavant. Rien de plus facile avec l’avènement d’internet que de tout commander depuis son canapé. J’imagine l’Américain, assis dans son fauteuil, souris dans une main, litre de Coca et Cheeseburger dans l’autre, le clavier plein de moutarde… Comme ça doit être agréable.

En Europe, en Suisse (eh oui la Suisse n’est toujours membre de rien du tout), on s’essaie aussi au Black Friday depuis quelques années. Aucune idée si ça marchera. Car nous les Suisses, hier soir on était couché tôt et aujourd’hui on est tous au boulot. Donc mis à part si le Conseil Fédéral ordonne au pays de s’arrêter de bosser ET d’aller dévaliser les magasins, je ne vois pas bien comment cela fonctionnera chez nous. Reste peut-être les petits malins qui se connecteront sur internet depuis leur lieu de travail et qui feront leur shopping. Amazon adorera cela et promis il n’en dira rien à votre patron. Car en Suisse vous savez c’est pas comme ailleurs. C’est interdit de nous fliquer sur notre pc donc absolument rien à craindre. Lire la suite →

Euphorie quand tu nous tiens…

Noël toque à nos portes et pourtant ce n’est pas encore le moment de déballer son cadeau. On se réjouit mais on n’ose pas encore y croire vraiment. La différence entre un cadeau et la bourse? Le paquet n’enfle pas. Tandis que les actions ne cessent de prendre du volume, même après quelques séances de petite baisse qui n’étaient rien d’autre qu’une période où les intervenants ont repris leur souffle. Nous nageons dans un océan de neige. Nous nous prélassons librement raquettes aux pieds dans l’insouciance d’un matin glacial. On a beau tenter par tous les saints de refroidir l’ardeur du marché personne n’y parvient. Les marchés montent et montent sans discontinuer. Des titres accusant un important retard dans leur valorisation comblent peu à peu leur retard, comme les constructeurs de voitures par exemple. Le scandale du diesel? Tout le monde s’en fiche complètement. Car les constructeurs de voitures restent des machines à faire du fric et il serait bon de se le rappeler. Et peu importe que l’on parle de voitures électriques ou qui se conduisent toutes seules, ou qu’on y croie ou pas. On aura toujours besoin de voitures! C’est aussi simple que cela.

L’exubérance se dénote également à quelques petites observations. Prenez le titre Roche, resté en-deça de ses capacités. La simple annonce d’une bonne nouvelle quant à un médicament dope le titre de 7% en une seule séance. C’est beaucoup trop vu son caractère défensif! Le public achète ce qu’il lit. La moindre bonne nouvelle se traduit par une ruée sur le gâteau, quitte à vouloir engloutir une tourte forêt noire d’une seule bouchée. C’est simplement trop. J’étais au café un de ces quatre, avec des gens que j’apprécie mais qui n’ont jamais investi un franc en bourse car ils n’y connaissent rien. Ils s’y sont tous mis! Ils n’y comprennent à peu près rien à ce qu’ils ont fait mais leur banquier leur a dit que c’était l’heure d’y aller. Donc ils ont fait confiance. Un peu comme lorsque vous vous rendez chez un notaire pour la première fois et que vous buvez ses paroles tant le domaine est particulier. L’euphorie actuelle peut très bien encore durer plusieurs mois, ou quelques jours. Mais je rappelle que personne n’aurait parié un kopek sur un bull market né il y a 9 ans et qui durerait si longtemps. Je n’ai cesse de le rappeler. Nous vivons une période spéciale, dans un univers temps spécial, où tout ce que nous avons appris durant nos études ne sert à rien. Cela fait tant d’années que je lis un peu partout que les marchés ne peuvent plus monter qu’il ne me serait pas surprenant du tout que la période euphorique que nous vivons dure encore peut-être quelques années, avec des niveaux encore à chercher qui dépasseront l’entendement. Rien n’est rationnel. Tout est complètement faussé par l’argent qui coule à flots et surtout par les taux bas. Lire la suite →

Du pain qui se multiplie

Les médias en font leurs choux-gras. Tout ce qui est « papers » allèche et révolte en même temps. Un professeur californien a chiffré à 350 milliards de dollars par an le manque à gagner fiscal de la planète (il est super informé le mec). Il semble que l’évasion fiscale, moralement répréhensible mais parfaitement honnête selon tous un tas de juridictions très agréées, conserve une place de choix dans notre monde. Sans blague. C’est en deux mots ce que nous apprend le scandale des « Paradise papers ». Tout le monde joue au « ah bon ça existe vraiment? » alors qu’en réalité tous ceux qui décrient tout en haut ce système connaissent quelqu’un qui trempe là-dedans. Enfin peut-être pas tous…

Côté nouvelles ça continue de décoiffer. L’économie carbure sereinement avec un bel horizon dégagé et les entreprises encaissent tellement de pognon que tour à tour elles se lancent dans des programmes de rachat d’actions. En clair, nous payons à peu près tout trop cher pour mieux permettre aux entreprises de répartir leurs richesses dans les poches des plus riches. Le système est ainsi et il ne changera pas, tant que l’argent coule à flots et que les taux restent collés au plancher. La dette mondiale? Tout le monde s’en fout complètement. Pour le moment, autant s’endetter et jouer à fond le levier. On emprunte gratuitement et on démultiplie cet argent dans des paris divers, ou « prises de participations » si vous avez envie de paraître intelligent lors de votre prochaine réunion de famille. On tourne simplement à plein régime un peu partout et personne ne se soucie plus de rien, hormis le match que la Suisse doit jouer en Irlande. Lire la suite →

Les chiffres de la nuit

On prend les mêmes et on continue. Facebook: c’est top. Zuckerberg continue de pigeonner les accrocs au portable avec des revenus publicitaires en forte hausse. Les annonceurs l’ont bien compris. Un dératé du portable consulte son smartphone au moins 80 fois par jour. Donc le titre poursuite sa folle chevauchée.

Tesla: le flop. Visiblement M. Musk ne parvient pas à convaincre la planète de son truc révolutionnaire. De un, il ne parvient pas à cracher suffisamment de voitures comme il l’aurait espéré. Les objectifs de production sont repoussés d’une année. En clair, ça veut dire qu’il n’a aucune idée quand il y parviendra. Ou alors je ne sais pas. Peut-être que les acheteurs sont inquiets car ils s’interrogent sur la capacité de production de prises multiples… Toujours aucune idée où les automobilistes pourront recharger leur voiture. En tant que propriétaire immobilier, je suis amené à lutter face à des locataires qui me trouent les façades avec des paraboles ou qui m’installent des échelles à chat en façade. A l’avenir, je pourrais bien devoir lutter contre des câbles électriques qui longent la façade avec des bagnoles parquées en épi dans le jardin.

La FED: tout va bien merci beaucoup. L’économie est top, le chômage continue de baisser (on ne sait toujours pas comment ils font leurs comptes) et il n’y a quasiment pas d’inflation. Les taux ne bougent pas et on n’en sait pas plus sur la suite de la présidence.

 
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