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L’impasse totale

| Billet invité | Les uns après les autres, les États qui ont décidé d’instaurer des mesures d’économies afin de balancer leur budget en font le constat. Cela ne marche pas. La réponse à la crise financière de 2008 n’est pas appropriée, que ce soit pour la Grèce, l’Irlande, le Portugal, l’Italie, l’Espagne et récemment l’Angleterre. Le fait que cette dernière ne soit pas dans la zone Euro n’y change rien. La bonne vieille méthode de la planche à billets n’apporte pas non plus d’effet significatif. Une bulle de liquidités oui, mais qui ne sert à rien, car non absorbée par l’économie réelle qui n’en a pas besoin.

Les États-Unis commettront-ils la même erreur ? Les Républicains, qui défendent mordicus l’instauration d’une politique budgétaire restrictive, vont au devant d’un été particulièrement chaud. Défendre une vision qui est en train de plonger l’Europe non plus en récession, mais en grave dépression, deviendra un exercice périlleux. M. Obama peut se réjouir. Ses adversaires se seront coulés tout seuls sans qu’il n’y soit pour quoi que ce soit.

Que se passera-t-il en Europe ? La situation est la suivante : des États surendettés sont maintenus sous perfusion grâce aux gigantesques émissions de dette souscrites en grande partie par des banques-poubelles qui elles-mêmes ne fonctionnent plus que grâce à la politique accommodante de la BCE. De ressources il n’y a plus. De budgets équilibrés il n’y a plus. Restent les dettes étatiques qui augmentent sans cesse, le revenu des travailleurs qui stagne, les impôts qui augmentent et l’épargne qui ne rapporte plus rien. Lire la suite →

Le Père Noël existe : il s’appelle Mario Draghi

Comme chacun le sait, les banques ont été très sages cette année. «Super Mario» (ex-Goldman&Sachs, magouilleur de dette grecque et désormais directeur de la BCE) a donc décidé de leur faire un petit cadeau à … 489 milliards d’euros !!!

523 gentilles banques ont donc obtenu cette somme astronomique sous forme de prêts à 3 ans à 1% d’intérêts. Cela aurait dû enthousiasmer les gentils marchés mais après un petit rebond, ceux-ci ont recommencé à baisser, se rendant compte de l’ampleur des dégâts: les banques européennes ne peuvent plus fonctionner sans assistance respiratoire. Une aide permanente leur est donc nécessaire et un second plan de ce type est d’ores et déjà prévu pour février 2012…

La deuxième constatation qui s’impose est que la BCE, sans mot dire, s’est muée en une gigantesque Bad Bank européenne,  récupérant les colossaux actifs pourris des banques en garantie de ces prêts. Pour que ce mécanisme puisse fonctionner, ces actifs ont été préalablement garantis par les États. En dernier ressort, ce seront donc, une fois encore les collectivités qui vont casquer, magnifique!

Le traité de Maastricht n’autorisant pas la BCE à prêter directement aux États, Mario et ses petits amis continuent d’arroser les banques d’argent à 1% que celles-ci reprêteront très vite à l’Espagne ou l’Italie à 6 ou 7%. Elle est pas belle la vie…?

Joyeux Noël les bankster et continuez d’être bien sages!

A vos marques, prêts ? Partez !

| Billet invité | Boursicoteurs ne tardez pas ! Une fenêtre de beau temps s’installe. C’est le moment d’investir en bourse. Jusqu’en mars, les actions vont monter. Profitez ! Période de fêtes oblige, les actions sont en solde. Joyeux Noël à tous.

Ensuite, dès avril 2012, ce sera moins drôle. Les gouvernements de la zone Euro devront se débrouiller pour refinancer une dette s’élevant à EUR 1’100 milliards en 9 mois. L’Italie à elle seule représente EUR 519 milliards. Comme si cela ne suffisait pas, Citigroup estime que les banques européennes devront elles aussi refinancer leurs dettes pour EUR 487 milliards d’ici à juin 2012. Ces chiffres donnent le tournis n’est-ce pas ? Qui sera assez inconscient pour souscrire à ces emprunts ?

C’est le calme avant la tempête. L’année 2012 s’annonce ignoble, épouvantable. Le nouveau traité européen garantit qu’un tel fiasco de la dette ne se reproduira plus. C’est bien. En revanche, il ne dit pas comment il conviendrait de régler le problème actuel de la dette. On parle au futur, ce qui est très responsable. Lire la suite →

Attendre ne règle rien

| Billet invité | C’est comme quand on vit en couple. Les problèmes doivent pouvoir être débattus pour avoir une chance d’être réglés. L’adage qui dit que le temps fait bien les choses ne fonctionne pas lorsqu’on adopte le silence comme mode de communication. Dans ce cas-là, le temps qui passe devient alors notre plus fidèle ennemi. Ceci est la règle no 1.

La règle no 2 consiste à choisir de débattre des véritables problèmes pour espérer les comprendre. Car lorsqu’on évite soigneusement de discuter des enjeux avérés en empruntant des chemins forestiers propices aux nids de poule et à la contemplation, on a toutes les chances d’arriver à débattre de tout sauf de ce qu’il faudrait !

Je considère cet attentisme comme de la pure provocation associée à une certaine lâcheté. En ramenant le débat sur le chemin de la politique européenne, j’en arrive à la conclusion que les politiques souffrent essentiellement d’un manque de courage évident. Lire la suite →