| Billet invité | La bourse s’est parée de son plus bel habit. Le ceinturon est soigneusement bouclé et les gros souliers l’aideront à ne pas trop décoller dans les virages. Car les montagnes russes, c’est pour maintenant !
Dans un de mes précédents billets, j’avais annoncé les besoins de refinancement des banques et États européens à couvrir d’ici au 30 juin prochain. La perfusion, alimentée par deux opérations distinctes de la BCE, se trouve à présent vide. Question : comment boucler le trou béant qui s’étend jusqu’au 30 juin ? Cela fait déjà une semaine que les taux d’intérêts sont repartis à la hausse, tant pour l’Espagne que l’Italie. Et il n’y a aucune raison que cela s’arrête. Plus d’argent à disposition, aucun investisseur assez casse-cou disposé à acheter des titres de dette sur des États en quasi faillite, donc les taux montent.
Du côté des USA, on se tâte. L’économie va « trop bien », bien que le taux de chômage soit encore beaucoup trop élevé, pour que la FED ne lance un QE3. Et il y a les élections en fin d’année. Faut-il encore actionner ce levier cette année encore ? Les USA recherchent à tout prix l’inflation (même Paul Krugman l’écrit noir sur blanc dans sa dernière chronique du Herald Tribune), celle censée leur permettre d’alléger leur dette. Mais le feront-ils ? Peut-être y seront-ils contraints si la BCE passe à l’action. Ou plutôt, cela leur donnerait un nouveau prétexte pour l’actionner. Lire la suite →

