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Collectif Roosevelt 2012

« Il ne faut pas compter sur ceux qui ont créé les problèmes pour les résoudre » affirmait Albert Einstein. Si nous ne changeons pas très vite de politiques, la crise vers laquelle nous allons peut être nettement plus grave que toutes les crises à répétition que nous subissons depuis 30 ans. Il faut donc arrêter les discours creux et les demi-mesures, et passer à des médecines d’urgence. Le collectif Roosevelt 2012 a décidé d’agir!

Le collectif Roosevelt 2012 regroupe des femmes et des hommes aux parcours très différents, mais qui partagent tous le même sentiment d’urgence et la même envie d’agir pour la Justice sociale. Leur objectif est simple : utiliser tous les moyens possibles pour faire connaître du plus grand nombre et imposer à nos dirigeants 15 mesures radicales mais réalistes pour dompter les marchés financiers, lutter contre le chômage et construire enfin une Europe démocratique, capable d’agir efficacement sur la mondialisation.

La 1ère bataille à mener aujourd’hui est une bataille intellectuelle devant conduire, et ce n’est pas rien, à sortir de la confusion dans laquelle nous nous trouvons et à enfin poser le bon diagnostique face à la crise du capitalisme dérégulé. Si nous parvenons à sortir de la confusion actuelle, si nous parvenons à ce que ce double diagnostic sur la gravité et sur la vraie nature de la crise soit partagé par le plus grand nombre, alors il sera facile ensuite de construire un consensus assez large et assez rapide autour de solutions efficaces et utiles au plus grand monde.
En revanche, si la confusion s’installe, si l’insulte et la recherche de bouc-émissaires remplacent l’analyse rationnelle, il est probable que nous ne parviendrons pas à changer de politiques avant que le système ne s’écroule. Lire la suite →

Sortir du cadre !

De sommets de la dernière chance en «G vains» rocambolesques, les gouvernements politiques nous prouvent qu’ils sont incapables de concevoir l’impasse dans laquelle ils nous ont embarqué. Le spectacle de la gestion de la crise pourrait s’avérer hautement comique s’il ne générait pas autant de dégâts présents et à venir. De postures grotesques en aveux d’impuissance, les inextricables contradictions de nos dirigeants se heurtent toujours aux mêmes murs et se concluent toujours par les mêmes pathétiques communiqués triomphateurs mais dépourvus de toute solution.  Cela relève en fait de la plus pure logique puisque des solutions, tant que l’on reste dans le cadre actuel, il n’y en a pas !

Pour débuter cette année cruciale, je vous propose un petit exercice ( voir problème ci-dessus et réponse ici ) destiné à illustrer le fait que tant que nos réflexions restent confinées à l’intérieur d’un cadre idéologique erroné, les solutions préconisées ne font qu’aggraver les problèmes initiaux. J’en veux pour preuve les logiques d’austérité imposées aux peuples qui, mécaniquement, ne font que diminuer la consommation ainsi que les recettes fiscales et donc au final renforcent la récession et augmentent la dette publique…
De la droite dure à la gauche molle (magnifique contrepèterie), toutes les solutions envisagées jusqu’à maintenant pour sortir de la crise sont totalement ancrées dans le cadre et donc vouées à l’échec. Lire la suite →

Les voeux 2012 du général de Gaulle

Je m’associe au Général pour vous souhaiter malgré tout une belle année 2012…!

L’Islande nous montre la voie :
il faut laisser les banques faire faillite

Cela fait quelques mois qu’ils nous envoient des signaux de fumée mais nous n’avons pas encore mesuré à sa juste valeur l’enseignement donné depuis 2008 par cette incroyable péninsule de l’Atlantique Nord. Au bord du gouffre il y a trois ans, l’Islande nous montre par l’exemple qu’il vaut mieux laisser les banques privées faire faillite plutôt que de faire supporter l’entier du poids de la crise aux contribuables.

Confrontée à une faillite brutale de son secteur bancaire en 2008, l’Islande a tout d’abord décidé de nationaliser ses banques et de rembourser leurs pertes, à raison de sommes équivalentes au 40% de leur PIB annuel jusqu’en 2024. Cependant, face à cette collectivisation des dettes bancaires, les islandais ne l’ont pas entendu de cette oreille et ont décidé de sortir les casseroles*. Face à cette révolte populaire et sur la base d’une pétition signée par 1 habitant sur 5, le gouvernement islandais à décidé d’organiser un référendum populaire pour avaliser ce plan de remboursement. Dans un élan magnifique de courage et de solidarité, le peuple islandais a refusé ce texte à 93%!

Peut-on demander aux gens ordinaires – les agriculteurs et les pêcheurs, les enseignants, les docteurs et les infirmières – d’assumer la responsabilité de la faillite des banques privées ? Cette question, qui fut au cœur du débat dans le cas de la banque islandaise Icesave, va être la question brûlante dans de nombreux pays européens.
Olafur Ragnar Grimsson, Président de la République islandaise, Octobre 2010

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Dire les choses comme elles sont ne suffit pas !


Nicolas Sarkozy Discours Toulon 25 sept 2008 

Il est effectivement assez ahurissant de mettre en parallèle le 1er discours de Toulon de Nicolas Sarkozy en 2008 et celui, plus récent, de Barack Obama comme cela a été fait dans un article du très estimable blog de Paul Jorion. Si l’un comme l’autre avaient réalisé le quart de la moitié de ce qu’ils racontent et bien nous serions aujourd’hui en train de sortir de cette crise au lieu d’en être réduit à saigner les peuples pour « rassurer » les marchés financiers privés.

Au delà des mots, il s’agit tout de même de replacer ces paroles face un léger principe de réalité. En effet, tant « Fouquet’s Nicolas » que « Wall Street Obama » sont, me semblait-il,  présidents depuis avant 2008 et donc, normalement en mesure d’impulser quelques réformes. Au lieu de cela c’est « Business as usual », des baisses d’impôts pour les plus fortunés (20 milliards/ans en France), des privatisations en masse et une dette publique qui prend l’ascenseur à des niveaux vertigineux. Ah oui, j’oubliais: et quelques bonnes paroles pour le bon peuple qui se lève tôt et qui lui, paie des impôts … Lire la suite →