| Billet invité | Tout est orchestré de main de maître depuis trois ans par la troïka : la sortie programmée de la Grèce de la zone Euro. A en devenir imbuvable, le discours politique n’a pas dévié. La troïka aura donc tout tenté, à l’insu de son plein gré. Elle aura entrepris tout ce qu’elle pouvait pour aider la Grèce à s’en sortir en la mettant non seulement sous tutelle politiquement mais également en la maintenant en vie grâce à une perfusion financière délibérément réglée. Cette dernière étant destinée à rendre ce pays particulièrement docile sous peine de sombrer dans le chaos.
Toutes ces savantes manœuvres n’auront servi qu’à une seule chose : préparer le choc de la faillite du pays, et surtout se laver de toute responsabilité. Les banques européennes auront donc eu tout loisir de ramener leurs créances à un montant supportable, je veux dire audible. Car lorsqu’on nous annoncera que la Grèce se trouvera véritablement en faillite, qu’elle sortira de la zone euro, le choc sera atténué par des discours politiques rassurants. On nous dira qu’en fait, les pertes liées à ce naufrage auront clairement été anticipées par les marchés et que les établissements financiers auront bien travaillé puisqu’ils seront en mesure d’absorber ce pseudo choc sans grands dégâts. La BCE pourra ainsi tranquillement valider ses opérations dites non conventionnelles.
Les dirigeants européens se dédouaneront complètement de cette action en nous indiquant ensuite qu’ils auront vraiment tout entrepris pour éviter cela et que la faute de cet échec ne peut être attribuée qu’aux dirigeants grecs qui n’auront pas su « régler leurs problèmes ». Lire la suite →


